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Le 10 du 10 en 2010 à 10h10, nous vous disons bonjour et bienvenue ;-)
Red Mark Circus est une association qui, par ses actions, vous proposera de vous investir dans le changement de vos habitudes, mais aussi de celle de vos amis.
Trop souvent, la majorité des gents dit qu’ils vont faire… moi également ! Mais quant il faut AGIR, toutes les excuses sont bonnes. J’ai décidé de ne plus rester les bras croisés et que j’allais entrainer les gents que j’aime dans la transformation. Mais quelle transformation me demanderez-vous ?
La transformation de nos habitudes face à l’environnement.
Après quelques semaines de prise de conscience, de recherche d’informations et de lecture, j’en suis venu à cette conclusion : Les efforts que nous faisons pour un meilleur avenir pour la terre sont très nettement insuffisants… Si nous n’AGISSONS pas, dans 20 ou même 10 ans, il sera trop tard pour inverser le désastre qui se prépare. Nos enfants et nos petits enfants sont condamnés !
Trop de blabla ! Il est temps que chacun de nous s’y mette et ensemble, nous seront plus fort.
C’est pourquoi cette association à été créée.
Comment allons-nous AGIR ?
Ce site internet est divisé en quatre parties :
1. Ecole de cirque RED MARK CIRCUS .
Dans cette rubrique, nous évoquerons l’évolution de notre école où les enfants, les adolescents et même les adultes s’adonneront aux joies du spectacle. Des actions culturelles seront menées pour sensibiliser, dés le plus jeunes âges, les participants et les spectateurs. Des stages de cirque, mais aussi de danses modernes, de théâtre, de jardinage, de cuisine, de découverte de la nature,…. Et le tout, dans le respect du monde qui nous entour.
2. ACTIONS
Dans cette catégorie, vous retrouverez les différentes actions que nous allons mener. Les dates, les lieus, les personnes… A ce titre, je vous engage tous pour une mission et pour une première mission:
PARLEZ DE NOUS A UN MAXIMUM DE GENTS ET REGOIGNEZ NOUS !!!
Transmettez le lien suivant à vos amis sur Facebook et autres pour qu’un maximum de terriens soit impliqué.
http://redmarkcircus.typepad.com/blog/accueil/
Dans les différentes actions que nous allons mener en voici quelques unes : Soupe bio populaire, bourses d’échanges pour remplacer l’argent et la consommation excessive, diffusion d’information sur le « vivre durable »,…
Restez connecté en vous inscrivant à la news letter et en laissant votre adresse mail ;-)
3. Journal d’un apprenti…environnementaliste.
Je ne suis pas un écolo. Ca n’est pas péjoratif, c’est une constatation…. J’ai une voiture, j’achète des plats tout fait, je bois de l’eau en bouteille, et le pire… JE FAIS CACA DANS DE L’EAU POTABLE !!!
Je pars de zéro, sans savoir comment faire pour faire marche arrière dans cette course à l’argent et à l’AVOIR. Mais je compte sur vous pour me soutenir et me suivre, je l’espère dans une nouvelle vie. Dans ce journal, je vous raconterai jour après jour mon parcours et les embuches que je vais devoir surmonté en empruntant ce chemin que d’autres ont emprunté avant moi.
Je me lance dans un projet qui se réalisera en passant par plusieurs étapes :
1. Ne plus produire de déchet.
2. Ne plus rien acheter de neuf
3. Manger BIO et LOCAL
4. Aller plus loin…toujours plus loin…
Je développerai dans ce « Journal d’un apprenti…environnementaliste » avec des photos, des vidéo,… et j’attends vos commentaires ;-)
4. Echange d’objets et de services.
Ici vous aurez la possibilité de mettre vos objets ou vos services en ligne que vous voulez échanger contre ce que vous voudrez…sauf de l’argent !!! Les autres internautes pourront réagir et ensembles nous créerons une nouvelle économie respectueuse de l’environnement.
D’avance je vous remercie pour cette aventure que nous allons partager.
Camille.
Placez ici votre "annonce" avec en gras le nom de l'objet ou du service que vous voulez échanger et laisser vos coordonnées (Nom, adresse mail, lieu (ex : Sambreville), numéro de téléphone) et tout les renseignements concernant l’objet ou le service, ainsi que ce que vous souhaitez en échange. Si le « troc » s’est effectué, indiquez : TRANSACTION TERMINEE.
Comme dans le temps, une poignée de main et la confiance sera notre seule monnaie. Je suis sûr que cette terre regorge encore de terriens honnêtes ;-)
Cette rubrique sera adaptée au fur et à mesure du déroulement des opérations.
PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS !!!!
Pour avoir des infos sur notre école de cirque, c'est ici ;-)
RED MARK CIRCUS - L'école du cirque de Sambrevile.
RESPONSABLE DU SITE : Camille MANISCALCO
ADRESSE MAIL : redmarkcircus@hotmail.com
LIEU: Sambreville
Pour être informé de nos nouveautés écrivez nous un mail et nous vous enverrons notre NEWS LETTER. Et n’hésitez pas à parler de nous à votre entourage en communiquant ce lien : http://redmarkcircus.typepad.com/blog/accueil/
Merci ;-)
Pour vous tenir informé de nos actions écrivez nous un mail à l’adresse suivante :
Laissez nous vos coordonnées et nous vous enverrons notre news letter.
Merci ;-)
12 octobre 2010
« J’ai fais caca dans de l’eau potable !!! Quelle honte !!! »
Je m’appelle Camille (je suis un mâle malgré mon nom ambigu à la lecture) et j’ai 35 ans. J’ai une fille de 12 ans, Fiona. Elle travaille très bien à l’école, suit des cours de théâtre avec Bruno, des cours de guitare et de solfège. Pour résumer, je suis très fier d’elle et je l’aime à l’infini. Je suis le papa d’un fils de 10 mois, Iago. Il est très éveillé et est d’une curiosité insatiable et sans limite. Il me rempli de joie et me montre à quel point le monde à du beau en lui. Au départ, c’est à eux que j’ai pensé, à leur avenir incertain dans cet héritage boiteux. Que pouvais-je faire pour leur apporter le bonheur ? Avant, la réponse à cette question était de gagner plus d’argent. Maintenant…
Malgré une relation tumultueuse avec elle, faite de hauts et de bas, faite de séparations et de remises sur les railles, je suis depuis plus de 5 ans avec Mélanie. Jeune femme active et dynamique de 30 ans. Philosophe de formation, elle travaille actuellement dans le garage familial. Vendeur de machine à co2 française de génération en génération, c’est un petit détail qui a son importance pour la suite. Nos querelles ont été de magnifiques prises de têtes. Digne des duels Kasparov contre Karpov, les disputes m’ont montré à quel point le couple sait se détruire de l’intérieur. Heureusement, se quitter sert à mieux se retrouver. Je la remercie pour les beaux moments que nous avons passé ensemble, et je m’excuse de ne pas avoir été toujours à la hauteur de ses attentes. J’adore ces moments où nous partageons nos points de vue, où nous confluons vers le même objectif. J’espère que la vie sera encore belle à ses côtés des années durant. Même le cœur sait fournir de l’énergie renouvelable. Je croise les doigts…
Je suis régisseur éclairagiste dans LE théâtre de Sambreville. Mon travail est de transformer un spectacle en le rendant lumineux, chatoyant ou tout simplement visible. Mettre en lumière des choses qui doivent être vue, je croie que ça pourra me servir pour la suite du projet Red Mark Circus…
C’est après un petit déjeuné presque sans déchets, que je dresse le bilan de la première journée du projet.
Hier, je me suis levé avec la ferme intention de ne rien jeter à la poubelle. C’était une belle intention pour débuter cette mission que je me suis fixé : AGIR positivement pour l’environnement!!
Malheureusement, mon endormissement matinal et la fatalité du corps humain qui dit que : tous ce qui rentre doit ressortir ont eu raison de mon élan écologique…
« J’ai fais caca dans l’eau potable !!! Quelle honte !!! »
C’est avec résiliation que je me suis rendu compte que ça ne serait pas aussi simple que prévu… Que de mauvaises habitudes à perdre !!! Assis sur cet hôtel du capitalisme et si bien représentatif du monde moderne (en effet, de nos jours, qui n’a pas de toilette ? Où une eau limpide attend tranquillement de recevoir le fruit du brave consommateur) je repense à ce qui m’a poussé à suivre ce chemin étroit et boueux… qui mène vers cet éden perdu.
Il y a de ça quelques semaines, j’étais bien installé, dans un divan « pure vache morte », entrain de faire l’activité la plus intellectuelle que je m’autorisais à pratiquer en cette heure tardive, le zapping. Sport national de tous les fainéants, dont je suis un digne représentant, cette activité peut durer des heures et au final n’avoir que pour seul résultat, le déchargement des batteries de la télécommande… Ca n’est pas ça qui va me faire perdre les dix kilos que j’ai en trop, et qui m’obsèdent au point de me nourrir exclusivement de produit light ! Mais je suis là, à contempler le monde et ses injustices, tout en me disant qu’il est quant même l’heure que ça change. L’arme absolue en main, je balaie la misère du monde en un geste du pouce. Tel un Jules César des temps modernes, je juge en dix secondes de la vie ou de la mort de tel ou tel programme fade et sans relief. Soudain…pouce levé vers le ciel, j’attends… 30 secondes se sont écoulées sans que j’arrive à me résoudre de clouer le bec à ce moustachu. L’air sérieux, ce qu’il dit me laisse immobile, figé comme devant le tirage du Lotto la seule fois où j’ai presque gagné le gros lot avec mes …3 numéros. Je dépose ma guillotine portative sur la « pure vache morte », et je redresse mes 93 kilos. Cet aventurier quinquagénaire n’est autre que Yann Artus Bertrand et son émission « Vu du ciel ». D’ordinaire, j’aurais fait défiler ces belles images dans la corbeille à suggestion, mais pas cette fois. Sur l’écran une femme pleure et raconte à quel point l’homme blanc méprise la terre. Que pour son seul plaisir éphémère, il est prêt à détruire des siècles d’accomplissement naturel, sans même en être conscient. Les témoignages se succèdent et je me sens de plus en plus mal alaise, de plus en plus coupable. Je pense à mes enfants et le constat alarmiste que dresse ce journaliste averti me consterne. Barder de sa logique implacable, son raisonnement sur l’utilisation à outrance du pétrole, ainsi que les conséquences du gaspillage des ressources de la planète, me font culpabiliser à en avoir les larmes aux yeux. Je suis entrain de me rendre compte, impuissant, du drame qui se prépare.
Tandis que la « pure vache morte » sous mes fesses savoure sa vengeance, un illuminé se dresse sur son deux roues et parcourt Gand pour prêcher l’espoir d’une vie meilleur.
Steven Vromman. « On l’appelle « l’homme au faible impact ». Déterminé à limiter son empreinte écologique sur la planète, Steven Vromman a décidé, il y a deux ans, de vivre sans pétrole, en imaginant toutes sortes de solutions au quotidien, et pour lui, ça marche. Histoire d’un héros pas comme les autres, pour qui la vie sans pétrole, est une vie bien meilleure… »
Ce reportage nous plonge dans le quotidien d’un père de famille, un néerlandophone, vivant heureux et fièrement une vie différente des autres, une vie ouverte à l’autre et où l’argent n’est plus le carburant, mais où la raison a pris le pas sur la manipulation.
Quelle révélation !
Et c’est le premier coup de poing positif d’une longue série…
http://www.wat.tv/video/fin-petrole-vu-ciel-partie-6-2yw2t_2hwpn_.html
Quelques jours après avoir vu ce compte rendu magistral d’un être exceptionnel, je me suis forcé à ne pas trouver d’excuses pour me rendre au salon Valériane. Chaque année, début septembre, se tient à Namur cette exposition créé en 1985 et organisé par Nature & Progrès. Les autres années, il y avait toujours une bonne excuse pour rater ce rendez vous international de l'alimentation biologique et de l'écologie pratique. Mais à ce moment de ma courte existence, rien ne pourrait me faire louper cette messe de l’éco-life.
C’est donc seul que j’arrive au hall des expos de Namur. Dés le seuil franchi, j’ai envie de sourire. Il y a une vache qui fourni le visiteur en lait frais, et une immense bibliothèque remplie de livres sur tous les sujets environnementalistes. Je passe déjà du temps à faire le tri dans ce monceau de bouquins sur un domaine que je ne maîtrise pas du tout. Mais que choisir ? Par où dois-je commencer ? Après beaucoup de réflexions, je sors de cette première étape avec un guide pratique. Des solutions simples et durables sur comment économiser l’eau et l’énergie chez soi. Je me dis qu’au moins c’est un premier pas et que si c’est nul, ça sera ça de pris.
Le second hall est la deuxième claque…
Il y a là, des dizaines et des dizaines de stands avec presqu’autant de réponses aux questions que je me posais…et même à celle que je ne me posais pas ! D’exposants en exposants, je me rends compte de l’avancée extraordinaire de tous ces adeptes du bio, du durable et du renouvelable. Ils ont l’air si paisible, presque blasé. Ils savent ! C’est leurs façons de vivre depuis longtemps, moi je suis complètement perdu ! Je suis partagé entre un sentiment de joie, provenant de tous ses éclaircissements, et une impression de surmenage avant d’avoir posé mon premier geste vert. Un énorme souffle sort de ma poitrine, je me sens si seul… C’est la gorge nouée que je décide de reprendre du poil de la bête. J’achète un sac Oxfam et je le rempli de documentations, encore, encore. Je deviens boulimique d’informations parce que ce salon annuel n’a qu’un défaut, il est annuel… c’est le cœur lourd, mais regonflé à bloc, que je reprends ma machine à co2 pour rejoindre la ville de ma réalité.
13 octobre 2010
« Consommer c’est exister »
Je suis bien décidé à convaincre tout mon entourage du bien fondé de ma découverte. Depuis trop longtemps, nous nous faisons manipuler. Nous croyons agir pour le bien des gents que nous aimons, nous croyons nous diriger vers la vérité. Malheureusement, la vérité est tout autre. Ce mode de vie que nous glorifions n’est qu’une supercherie. Les publicités, les journaux télévisés et les émissions qui prônent la consommation, ne proposent quasiment pas d’alternatives. Consommes ou crèves ! Et j’exagère à peine. Un autre choix est possible alors pourquoi ils n’en parlent que trop peu ? Si on les écoute, on est trop gros, trop laid, notre voiture est trop pourrie,…il faudrait tout changer pour acheter du nouveau, ce même nouveau qui dans deux mois sera dépassé. Marre d’être un pantin ! Je ne leur laisserai plus ce plaisir.
Le lendemain de la révélation de Namur, je parle de tous ça à tous ceux que je croise. Maintenant, je sais, et je compte bien faire partager mon savoir. A regret, je constate que personne ne me prend au sérieux. Pire, on démolit tous mes arguments brique après brique. Pour résumer : « C’est impossible de vivre autrement !! On ne peut pas revenir à l’âge de pierre» Ils ne se rendent même pas compte que c’est ce qui les attend… A trop vouloir évoluer, l’homme fini par régresser. Il se détruit à petit feu et se complait dans son linceul. Mais que puis-je faire pour qu’il m’écoute ?
Pour la première fois, je me sens seul. Plus je me défends, plus ils redoublent d’effort pour ridiculiser la vérité. J’ai l’impression d’être dans un film de science fiction de John Carpenter où le héro parcourt les routes à la recherche de travail, il rejoint un bidonville où il va entrer en possession d'une paire de lunettes hors du commun. Elles permettent de voir la réalité telle qu'elle est : le monde est envahi par des extra-terrestres… Sauf qu’ici les extraterrestres sont remplacés par des gents peu scrupuleux voir inconscients. Nous participons à notre propre génocide et le pire, c’est que nous refusons de l’admettre, anesthésié par le confort et le luxe. Mais que restera-t-il du confort quant il sera trop tard ?
Pressé par tant de déni, je baisse les bras. Je garde au fond de mon esprit cette urgence, en espérant trouver, quelque part, un trou assez profond pour y plonger ma tête remplie de honte. Je décide de ne rien décidé, d’attendre, alors que je n’arrive plus à enlever de mon âme, ses images de désolations. Chaque geste du quotidien est une torture, j’analyse, je transpose et la conclusion est toujours la même : la honte.
C’est dans cet état de catatonie que les jours se passent. Se lever, travailler, consommer, manger, dormir. Comment trouver, dans cette négation du monde extérieur, l’envie de changement ? Essayez de vous comporter normalement alors vous vous savez condamné. C’est ce que nous faisons à longueur de journée. Je sais que je ne suis pas immortel, mais l’idée de mettre au monde des enfants, en sachant que la majorité de nos choix les tuent un peu plus à chaque seconde, me donne la nausée. Je suis impuissant car trop seul.
Adoptant donc, les rituels de ses bestiaux se dirigeant vers l’abattoir, (« Y font bien vivre » disait la poule dans « Chicken run ») je me dirige dans ma machine à co2, avec toute ma famille, dans un des lieux de culte moderne le plus proche : le centre commercial. Temple de l’ingestion massive, il se dresse devant moi et me nargue. Ayant capitulé depuis des semaines, je déambule, tel un mineur fourbu poussant son lourd chariot. « Dispersons nous !! » semble penser ma fratrie. Ainsi nous ferons plus de dégâts. Première halte, les dvd. D’ordinaire je passerais de longue minute à fouiller cette galerie à la recherche d’une rare pépite, mais je ne trouve que noirs minerais. Plus rien ne m’attire, plus rien ne me flatte.
Je perce une brèche parmi mes collègues gueule noir amassés caddie contre caddie (c’est la foire « tout à 1 euro ») dans une galerie parallèle, celle des livres. Rassurez-vous, pas de quoi se presser le citron. Se succède devant moi des photos de star, souriant sur leur arbre mort devenu couverture. Biographie, biographie, biographie, même pas mort et déjà biographie. Le monde et les gents me semblent tellement fou. Vingt fois je me demande, mais qu’est-ce que je fais là ? Je me stoppe net, baisse la tête et les yeux, je suis si triste. Non, je ne suis pas heureux, je ne suis pas un battant, je ne suis pas un winner qui positive tout pour avancer. Mon couple n’est pas au plus haut, les travaux dans la maison que j’ai acheté il y à plus d’un an n’avance plus, mon porte feuille ne trouve même plus d’intérêt à se glisser dans ma poche, tellement il est vide, la terre se meurt et en plus, j’ai mal au dos… bref. Je dresse, tête baissée la liste, tant de fois revue et corrigée, de mon incompétence au bonheur. Une nouvelle fois ma gorge se sert…
C’est cet instant que Mélanie choisi pour me poser cette question qui revient sans cesse comme un chapelet : « Ca va ? »
La même réponse, elle, comme un écho : « Oui »
A quoi bon discuter ? J’ai cette impression que personne ne comprend ce qui me bouffe. Et ce vide que plus rien ne comble. La vie est si compliquée. Pourquoi lutter ? Pourquoi être différent ? C’est tellement plus simple d’être un mouton. On se laisse faire et on verra bien ce qui se passe. Après tous, pourquoi se battre pour tous ses gents, alors qu’eux ne se soucie pas de moi ?
Elle me montre une nouvelle bande dessinée, puis une autre. Moi, dans un souci de bonne relation humaine, n’ayant rien à lui montrer, je me retourne, comme un réflexe, pour trouver quelque chose à lui montrer en retour. Cherchant du regard une jaquette salvatrice…
Je m’apprête à morfler pour la troisième foi…
14 octobre 2010
« La guerre est déclarée !! »
Après quelques longues secondes de silence, celle qui à le courage de partager ma vie, s’étonne de ne plus me voir bouger. Sans plus attendre, elle s’interroge à nouveau sur ma santé mentale.
« Camille, ça va ? »
Qui a di que rien ne fleuri en sous-sol ? Qui à di que rien ne pousse en terre aride ? C’est dans ce lieu de perdissions, là où tout me semblais éteint, que l’espoir m’est revenu. Elle était là, cette pépite que je recherchais. Posé au ras du sol, oublié par des passants trop préoccupés par l’enfance de Michael Jackson, ou le mal de vivre de Lady Diana, un bouquin était là, planté comme une rose parmi les oignons. Je ne me doutais pas, que bientôt, j’allais tenir dans mes mains, le déclencheur.
« CA VA ? »
« Oui »
Je me penche, saisis l’ouvrage, et commence à lui lire à voix haute une question écrite en haut du titre : « Peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille ? »
Une réponse très suggestive jaillit de sa bouche, et ce, sans même devoir décoller ses lèvres, elle su refléter parfaitement son état d’esprit du moment : « Hmm…hm…!? »
« NO IMPACT MAN »
Lui dis-je fièrement.
« Ce type habite dans un appartement à New York, et il met en pratique ce qu’il faudrait faire pour sauver la planète »
« C’est chouette… »
« Je vais essayer que ce soit la dernière chose que j’achète neuve… »
Bisou d’encouragement suivi d’un « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » rituel à cette heure de début de soirée. Quelle merveilleuse idée de venir le ventre vide faire ses courses un vendredi soir. C’est la charrette remplie, presque autant que mon cœur revigoré, que nous rentrons absorber cette cuisine faite de plastique et d’alu. Quel bonheur de vivre au goût du jour…
Très vite une autre nourriture me gave, celle de l’esprit. Je dévore ce récit avec appétit. Les jours défilent toujours, mais je ne me sens plus aussi seul. Je discute de ce que j’apprends avec mes amis, ma famille. Grace à Colin Beavan, je trouve des arguments, des idées aux quotidiens, mais plus que tout, une envie de partager, de chercher et de découvrir. Ou plutôt, de redécouvrir un monde que nos grand parent ont bien connu, voir même nos parents, et pour certaines personnes, nous. Un passé pas si lointain que ça où les terriens vivaient en harmonie avec la nature, leur nature. Rappelez-vous de votre grand-mère et de ses tartes aux pommes, de votre grand père qui élevait ses lapins, si élégant dans leur costume en pruneaux du dimanche. Souvenez-vous des dos courbés pour cueillir, non pas un ananas, non pas une noix de coco, mais une salade que mamie assaisonnait avec une vrai mayonnaise faite maison, pas ce dentifrice de table avec plus de composant chimique qu’un Prozak. Pourquoi cette i phone-life est elle meilleur que celle de nos aïeux ? Pourquoi nos enfants n’ont pas le choix entre un jeu de société lors d’un pique-nique improvisé, ou une partie de pêche, plutôt que la dernière PSP ou « Mario contre les morts-vivants » Pour le progrès me direz-vous… Il est beau le progrès quant votre enfant croit que les poissons naissent pannés et surgelés, où bien que le poulet ne se plaint nullement d’avoir perdu ses plumes, vu qu’il est atterri dans la barquette, bien chaud, tout droit sorti du moule à « Père Dodu »
J’t’en foutrais moi du moule à « Père Dodu » !
Se doutent-ils seulement que la pomme est une fleure qui à connu l’amour ?
http://www.wat.tv/video/homme-sans-impact-2dc6r_2exyh_.html
http://www.youtube.com/watch?v=Z9Ctt7FGFBo
15 octobre 2010
« Jour après jour… »
Samedi dernier, je refermais la dernière page de ce recueil dédié au changement. Colin, en témoignant aussi de son expérience a réussi à me rendre confiance. De la première à cette dernière page, je me suis reconnu en lui. Ses doutes, ses difficultés, une à une, il y a fait face, et les a surmonté. « Fleuve Noir » a édité ce qui devient, pour moi, l’ouvrage de référence de ma nouvelle vie. Mais par quoi vais-je bien pouvoir commencer ?
L’étape numéro un est de rassembler un maximum d’informations sur le sujet. Cette étape ne s’arrêtera jamais car, le monde est en constante évolution. Quelle soit positive ou pas, cette évolution est un fait. Donc, il faudra s’adapter et se remettre en question quotidiennement.
La deuxième étape est de fermer ma session personnelle de Facebook, et ne garder que celle de Red Mark Circus. Cette fermeture je la veux pour éviter de m’éparpiller, de perdre mon temps. Ma session à été clôturée le 10/10/10 à 10h10. Ainsi commençât ma nouvelle vie.
La troisième étape est le renforcement de mon profile Facebook Red Mark Circus, ainsi que l’ouverture d’un blog consacré au « spectacle fédérateur pour la planète » Dans ce blog, il y aura une rubrique intitulée « Journal d’un apprenti » dans lequel je rassemblerai jour après jour mes trouvailles pour devenir, en partant de rien, un « presque » parfait petit protecteur de la nature.
La quatrième étape qui a débuté ce lundi sur le trône à déjections, et sur un petit flashback, est à l’énoncé simple mais englobe la base de tout le projet : zéro déchet ! La chance que nous avons en Belgique, et plus particulièrement en Wallonie, c’est le tri sélectif des déchets. Un de mes objectifs est de suivre le trajet de chaque « tas » de déchet que je vais produire avant d’arriver au fameux « zéro déchet ».
D’abord, les sacs bleus payant, plus communément appelés les PMC, servent à collecter les cannettes, les raviers en aluminium, les boites de conserve, aérosols alimentaires, bouteilles et flacons en plastique et les cartons à boisson type briques de jus. Ce que je retrouve majoritairement dans mes PMC, ce sont des bouteilles d’eau, de jus ou de soda. Pour reduire au maximum les déchets de ce sac, j’ai décidé de consommer l’eau du robinet plutôt que l’eau en bouteille.
Au début, je me suis di que l’eau en bouteille était beaucoup plus pure que l’eau du robinet. J’adore me rendre compte que je ne me ferai plus manipuler… Les publicités nous montrent des gents souriant qui boivent toutes sortes d’eaux emprisonnées dans leurs cellules de plastique. Ils ont l’air si heureux, si beau… Je ne veux pas ressembler à autre choses qu’à ça ! Alors, je buvais l’eau prisonnière en espérant qu’Amnesty Internationale ne passe pas par là. Et puis, l’eau du robinet à un goût !
C’est vrai qu’un Coca Cola c’est meilleur ! Surtout quand on sait qu’on absorbe plus de sucre que la ration quotidienne conseillée grâce à l'acide phosphorique qui nous empêche d'être écœurés. Le foie transforme le sucre en graisse et la caféine exerce son action excitante sur le corps. Ensuite l'acide phosphorique retient des éléments nutritifs comme le calcium dans le colon et grâce à l'action "diurétique" de la caféine, vous éliminez des éléments indispensables à la construction de vos os et de bien d'autres choses en vous précipitant aux toilettes pour faire pipi ! Donc en plus de vous faire grossir, elle ralentit votre croissance et/ou vous empêche de consolider vos os. Vous imaginez l'impact sur un corps d'enfant ou d'adolescent ? Je vous rassure, il est encore temps de faire une nouvelle résolution pour l'année 2011 les amis ! En plus de son impact négatif sur notre santé, il a également un impact pas très positif à l’échelle mondiale... Voyez plutôt…
http://www.youtube.com/watch?v=73g3UO_UywM
Vous trouverez toutes les excuses possibles pour continuer à boire des boissons embouteillées (Et oui, Coca Cola n’est pas un bouc émissaire mais un exemple parmi d’autres) mais en ce qui me concerne, l’eau du robinet mise dans une carafe, et placée ½ heure dans le frigo, et après avoir vu cette vidéo, et d’autres, me laissera toujours un goût moins amère que ces Coca Killers…
Remarque : nettoyez régulièrement l’embout de votre robinet (une fois par semaine à l’eau en le dévissant pour enlever les éventuels dépôts, et une fois par mois au vinaigre en le faisant tremper une nuit) pour évider d’éventuelles odeurs.
De plus, il y a des tas d’autres boissons que l’on peut fabriquer soit même. Celle de nos grands parents ! Vous savez ? Ces personnes qu’on pensait ringardes mais qui, selon moi, détenaient une partie de la vérité. En voici quelque une.
Pour vous rafraîchir, et éviter les sodas remplis de produits chimiques et de mauvais sucres, pourquoi ne pas essayer cette recette de boisson à base de fleurs d’hibiscus ? La fleur d’hibiscus a un fort pouvoir antioxydant alors abusez-en !
J’ai essayé, c’est délicieux et vraiment très rapide à faire !
Recette :
Faites chauffer 1/2 litre d’eau, et une fois à ébullition, faites infuser 5 à 6 fleurs d’hibiscus. Au bous de 10mn, vous aurez obtenu une eau d’une jolie couleur pourpre. Filtrez et laissez reposer. Lorsque l’infusion est refroidie, ajoutez 5 à 6 feuilles de menthe fraiche.
Ajoutez 1/2 litre d’eau gazeuse, et 1 cuillerée à soupe de miel (pour sucrer) et mettez au frais !
Thé à la menthe
Ingrédients (pour 4-5 verres) :
- thé vert non parfumé
- 1 bouquet de menthe fraîche
- beaucoup de sucre (25 à 30 morceaux)
Préparation :
Faire chauffer de l'eau, verser 1 petit verre d'eau bouillante sur 2 cuillères à café de thé vert.
Après une minute, jeter le liquide, garder le thé
(c'est pour enlever la première amertume du thé), puis
verser le reste de l'eau (il faut avoir une petite théière, équipée idéalement d'un filtre dans le bec verseur, c'est + facile).
Ajouter ensuite la menthe fraîche, en noyant tout de suite les feuilles dans l'eau (si elles surnagent, elles prennent un goût de brûlé, un peu amer -avec l'habitude, vous le reconnaîtrez- c'est pour les marocains quand le thé est brûlé).
Par dessus, ajouter les sucres (au moins 25-30 sucres pour 4-5 verres).
Pour mélanger, on ne remue pas avec une cuiller,
on prend un verre, on verse de la théière dans le verre, puis le verre dans la théière, et ainsi de suite plusieurs fois, le contenu sera mélangé.
On verse dans les verres en tenant la théière bien haut pour faire 'mousser' le sucre... et on boit très chaud. Variante : on place cette préparation au frigot.
Thé glacé menthe/pèche
Ingrédients (pour 1 litre) :
- 1 l d'eau
- 10 feuilles de menthe coupées en 2
- 1 cuillère à café bombée de thé vert (l'idéal est du gunpowder)
- sirop de pêche
- sucre en poudre (de préférence roux)
Préparation :
Mettre à infuser le thé dans l'eau très chaude (30 secondes à 1 minute suffisent car il ne doit pas prendre un goût amer). Enlever le thé et y placer les feuilles de menthe et le sucre en poudre (environ 5 cuillères à soupe).
Goûter, rajouter du sucre si nécessaire (le goût doit être légèrement sucré et la dose nécessaire de sucre dépend de l'infusion du thé) et laisser refroidir.
Lorsque la préparation est froide, ôter les feuilles de menthe et ajouter le sirop de pêche (là aussi, goûter au fur et à mesure).
Normalement, il suffit de doser comme un mélange classique eau/sirop.
Mettre au frais et servir sur des glaçons.
Thé glacé à la pèche
Ingrédients (pour 1/2 litre) :
- 1 bouteille vide
- 1 sachet de thé de Ceylan + 1 sachet d'infusion à la pêche (ou
directement un sachet de thé à la pêche, mais le résultat est très variable selon la qualité)
- édulcorant ou sucre (selon votre goût)
Préparation :
Déchirer les sachets et verser le contenu directement dans la bouteille.
Ajouter l'eau, fermer la bouteille et agiter énergiquement. Mettre la bouteille au frais, idéalement 1 nuit.
Filtrer avec une passoire à thé (ou mieux un filtre à café).
Edulcorer ou sucrer, selon votre goût.
C'est prêt!
Limonade au sirop d’érable
Ingrédients (pour 1 litre) :
- 2 citrons
- 10 cl sirop d'érable
- 80 cl d'eau
- 1/2 cuillère à café de piment de Cayenne
Préparation :
Presser les citrons pour obtenir environ 10 cl de jus, ajouter 10 cl de sirop d'érable, l'eau et le piment (à doser selon les goûts).
Pour plus d'arôme, ajouter des zestes de citron. Passer le tout au blender une minute.
Servir frais.
Kéfir de fruit
Ingrédients (pour 2,5 litres) :
- 200g de graines de kéfir (égouttées)
- 200g de sucre en poudre
- 4 figues
- 1 citron
Préparation :
Se munir d'un grand récipient et de bouteilles à fermeture mécanique (type limonade à l'ancienne ex : 1l + 75cl + 75cl)
Égoutter les graines de kéfir dans une passoire tamis, les rincer, peser 200 g et le verser dans le grand bocal.
Ajouter un peu d'eau, 200 g de sucre en poudre, 3 figues sèches coupées en deux et le jus d'un citron.
Compléter avec de l'eau jusqu'à 2 ou 3 cm du haut du bocal (eau sans chlore de préférence).
Refermer le bocal et bien secouer pour que le sucre ne reste pas au fond.
Laisser fermenter environ 12-24h.
Retirer les figues qui doivent être remontées à la surface et mettre en bouteille à l'aide de la passoire tamis et d'un entonnoir.
Laisser 3-4 cm d'air en haut des bouteilles et les fermer.
Rincer les graines de kéfir avant de les remettre avec de l'eau et un peu de sucre dans un petit bocal au frigo. (peut se conserver plusieurs mois dans ces conditions si on les sort une fois par mois pour les réactiver : rincer, changer l'eau et mettre un peu de sucre)
Laisser la fermentation se poursuivre en bouteille pendant 4-5 jours à température ambiante. (C’est là que les bulles vont s'affiner)
Puis stocker au frigo et consommer frais.
Limonade aux citrons
Ingrédients :
- 1 citron non traité
- 3 l d'eau
- 250 g de sucre roux
- 2 cuillères à soupe de vinaigre
Préparation :
Couper le citron en fines rondelles et le mettre dans un grand pot en terre. Ajouter le sucre, le vinaigre et l'eau. Poser dessus un couvercle en laissant passer un peu d'air. Placer au soleil pendant 1 semaine.
Passer la limonade. Embouteiller et boucher hermétiquement. Elle se garde environ 2 mois.
Limonade de thym au miel et citrons
Ingrédients :
- thé de thym (je l'achète chez le pharmacien)
- eau (1,5 à 2 l)
- miel (plusieurs cuillères à soupe, selon vos goûts)
- 2 citrons
Préparation :
Version froide :
Faire bouillir l'eau. Rajouter le thym, laisser décocter pendant 5 minutes à 1/4 heure, selon vos goûts.
Presser les citrons et rajouter le jus. Rajouter le miel. Bien mélanger pour que le miel fonde tout à fait. Laisser refroidir.
Quand la limonade est froide la mettre au réfrigérateur.
Version chaude : les deux premiers points sont identiques.
Servir la décoction dans des tasses à thé et rajouter le miel et le citron selon les goûts de chacun.
Cette limonade est délicieuse à boire chaude ou fraîche. De plus; par l'action du thym et du citron, elle est idéale à prendre quand on est enrhumé.
Pour toute ces recettes et pleins d’autres, je vous conseille le site Marmiton, dont voici le lien.
http://www.marmiton.org/Default.aspx
Cuisiner ses plats permet de choisir une alimentation sain car composé de produit frais, locaux (Belge) en vrac et pas sur-emballés. De plus, je préfère cuisiner en groupe que d’être affalé devant la télé chacun enfermé dans sa solitude. La convivialité et la cuisine s’associent à merveille !
Et pour les septiques qui douteraient encore de la potabilité de l’eau, renseignez vous après de votre distributeur, vérifiez si votre installation n’est pas composée de tuyaux en plomb, faite la contrôler si vous avez un doute, mais en principe, l’eau des particuliers en Wallonie est potable. De plus, pourquoi serait-elle potable pour votre café ou votre thé depuis des années, mais pas dans un verre …?! Et pour terminer de vous convertir au robinet, voici un message qui se trouve sur le site de la Société Wallonne des eaux.
La Société wallonne des eaux est une entreprise publique à vocation industrielle et commerciale dont l'aire d'activité s'étend sur l'ensemble de la Wallonie. Nous sommes au service de plus de 200 communes en Wallonie. De Tournai à Eupen, de Beauvechain à Aubange, nous desservons, via plus de 980.000 compteurs, quelque 2.500.000 clients, soit plus de 70 % des habitants de la Wallonie.
Formation, compétence, maîtrise des technologies, accueil : jour après jour, du captage au robinet, nous travaillons dans le but de vous satisfaire !
L'ensemble des services de notre société est certifié ISO9001.
En tant que producteur et distributeur d'eau potable, nous sommes particulièrement attentifs au respect de l'Environnement. C'est pourquoi, nous avons décidé de nous conformer aux normes les plus strictes en matière de gestion environnementale.
Nos Services centraux sont enregistrés EMAS (Eco-Management and Audit Scheme, règlement européen); ce qui assure la prise en compte de l'Environnement dans les principales activités de coordination et de support de notre société.
Enfin, la qualité de notre eau est au centre de nos préoccupations. Nous respectons des critères de qualité plus sévères que ceux actuellement imposés. Tous nos échantillons sont contrôlés par un laboratoire accrédité BELTEST/BELAC (Belgian Accreditation) et certifié ISO 17025.
L'eau du robinet, c'est notre métier.
Société wallonne des eaux : 087/87.87.87
Supprimer l’eau et les boissons en bouteilles est le premier geste concret que j’ai posé. A mon grand étonnement, ma fille à tout de suite adhéré à ce geste sans se plaindre, et de son propre chef. Les bouteilles en verre sont réutilisables me direz-vous. Oui, mais le but du projet est d’arriver, ou en tout cas de se rapprocher au plus prêt du zéro déchet.
Pour le reste de ce que l’on retrouve dans les sacs PMC, c’est assez simple. Je verrai ça plus tard. Un ami m’a écrit ceci quand j’ai fermé ma page Facebook :
« L’homme qui déplace des montagne commence par la première pierre, on est de tout cœur avec toi »
Je vais donc commencer par une pierre puis une autre, et j’espère ainsi avoir déplacé ma montagne à moi d’immondices, dans le néant. Malheureusement, tout le monde n’a pas réagi comme lui. Je sais que ce sera difficile, que je me sentirai souvent seul, mais quand je repense à Colin et à sa famille, ça me donne du courage. Pour rester dans le domaine de la boisson, je suis un grand consommateur de café comme la famille Beavan. L’effort que j’ai consenti pour le moment est de ne plus faire mon café avec « la machine à tasse de café individuelle ou double en dosette ressemblant à s’y méprendre à du vrai café, mais produisant beaucoup plus de déchet de par sa conception de production unitaire ou binaire » Pour simplifier nous l’appellerons : Sencéu ! Ca sonne bien et c’est plus court. Bref, je suis repassé au café fait dans une cafetière, puis transvasé dans un thermo. Quel retour à l’âge de pierre ! Un thermo !
En fait il faut privilégier l'achat de café en vrac ou en sachet de 250g plutôt qu'en capsule ou dosette individuelle. Non seulement vous produirez moins de déchets mais vous réaliserez en plus des économies. En effet, pour un même poids de café, le prix des dosettes est de 20 à 60% plus élevé que le prix du café en sachet. Si vous êtes déjà équipé d'une machine à café fonctionnant avec des dosettes souples, sachez qu'il existe des dosettes permanentes et rechargeables. Renseignez-vous sur internet.
Ce qui me dérange aussi avec les fameux Sencéu s’est cette mousse bizarre à la surface du café. C’est quoi cette mousse ? Je n’ai pas demandé un café-bière, j’ai demandé un café !
J’ai pas vraiment envie de savoir quel produit chimique ils utilisent pour ce résultat, mais ce n’est certainement pas de la mousse de lait… Et ce qui me révolte le plus, c’est leur façon d’emballer ses foutues dosettes (en métal ou en cellulose) A mon avis, chez Sencéu ou chez Nespresi, certaines dosettes ont préféré fuir dans la nature, du coup, ils se méfient et les sur-emballent pour éviter des évasions collective. Quelque part, ils ont raison. Je n’ai vraiment pas envie de les retrouver se baladant dans mon compost. Mon filtre à café en papier recyclé et mon marc de café, eux y trouvent par contre bien leur place. Zéro déchet…ça commence à venir…
A ce stade, vous pourriez vous demander : « Mais pourquoi zéro déchet ? »
En fait, chaque objet ou aliment que vous achetez emballer, produit de la pollution à la production (pétrole, produits chimiques, co2, déforestation, …) et au moment où vous le jetez (plastique (mettant des centaines d’années pour se décomposer, pour un produit que vous allez consommer en quelques minutes) aluminium, produits chimiques, peintures,…) Et malgré un tri sélectif, certains déchets se retrouvent dans les centres d’enfouissements, ou dans un incinérateur. Bref, voilà pourquoi il faut absolument réduire au maximum ses déchets. C’est économique et écologique.
Une dernière précision sur les boissons doit être apportée, et non des moindres.
L’édulcorant est un piège à con !
Et j’en suis un. Enfin, du moins j’en étais un… pour l’édulcorant…pour le reste je suis mal placé pour juger de ma « connerie ». Vu que je suis mon premier admirateur, je ne suis pas objectif. Par contre, pour les édulcorants, là je peux témoigner.
Une étude récente à prouvé que l’aspartame (outre le fait négligeable qu’il soit cancérigène) contenu dans les produits light en tout genre, ferait indirectement…GROSSIR !!!
http://www.rtbf.be/video/v_questions-a-la-une?id=5013&category=info
J’ai d’abord diminué les « sucrettes », puis je les ai remplacées par du vrai sucre, pour enfin boire du café sans sucre. Il m’a fallu plus d’une semaine pour m’y faire, mais maintenant ça va. Le problème c’est que je vais devoir diminuer le café car, malheureusement, il n’y a pas de producteur de café en Belgique. Et si je veux consommer du local pour moins polluer, je vais devoir progressivement remplacer le café par du thé. Mais bon…pierre par pierre il a dit le monsieur…
En attendant, me voila armé d’un thermo, et de deux bocaux en verre (ayant contenu de la purée de tomate) en guise de gourde à eau de récup. pour aller travailler.
Les sacs rouges… Avant, dans ces sacs, nous jetions de tous et n’importe quoi. Depuis le début de la semaine, notre poubelle s’ennuie. Je lui prescrirais bien du Prozak, mais je ne suis pas médecin. Ca j’en parlerai demain, ainsi que du compost et du pain que je fais moi-même et qui est excellent. Et sans machine à pain s’il vous plaît !
Le 16 octobre 2010
« J’ai faim ! Qu’est-ce qu’on peut encore manger ??? »
Hier, nous sommes allés, Mélanie, Fiona et moi, à l’anniversaire de Luc, un collègue mais avant tout, un ami. Il fêtait ses 30 à Tamines à « l’Amar et hôte ». Un lieu mythique à Sambreville de par son originalité. Je me suis dit que ce serait chouette de marquer le coup et de ne pas accepter de gobelet en plastique, ou d’assiette jetable. Je devais normalement venir avec un bocal de confiture récupéré pour l’utiliser comme verre, une assiette et des couverts. Visant à me faire remarquer et engendrer des débats sur l’environnement, j’ai plutôt choisi de faire profil bas pour éviter d’embarrasser Fiona et Mélanie. C’est avec un petit pincement au cœur que j’ai laissé tombé, pour cette fois, mon militantisme vert. La soirée c’est super bien passée, et nous sommes rentrés à 5h30 du matin.
C’est avec beaucoup de difficultés que la journée du samedi s’est écoulée. Les médicaments anti maux de tête ont remplacé les bières, qui, la veille, ont défilé à la même cadence… Mélanie étant très fatiguée, elle n’était pas d’humeur à jouer les écolos en herbes. Une discussion animée a démarré quant à savoir ce que nous allions souper. Dans une théorie qui à souvent fait ses preuves, on prône de se nourrir de « crasse » pour évacuer les gueules de bois. Elle me laissait comme choix une pizza ou un fastfood… De mon côté je défendais l’idée d’une « crasse » faite maison. Après de longues minutes de négociations dignes d’une formation de gouvernement Belge, au moment où elle m’a annoncé que je devais aller faire des courses, j’ai capitulé. La liste que nous avons dressé, où plutôt qu’elle m’a fait dresser, se composait exclusivement de produits qui devaient, à terme, être bannis. Découragé par une semaine d’efforts, d’argumentations et de justifications pour une lutte qui ne devrait même pas être remise en cause, j’ai renoncé. J’estimais ne pas être logique l’acharnement et le « refus d’obtempéré » de celle qui partage ma vie. Normalement, sachant que tout cela me tient à cœur, elle devrait s’impliquer d’avantage. Je l’ai plaint d’être à ce point assujettie au système. Mais qui suis-je pour juger ? La veille je me laissais des latitudes que je ne lui octroyais même pas. Doit-elle être plus assidue que moi pour être digne de mon projet que je voulais nôtre?
A ce moment là, je me suis à nouveau senti submergé par l’ampleur de la tâche. Et j’ai compris que je m’y prenais mal. C’est seul que je suis parti faire les courses pour mieux réfléchir à tout ça.
En fait, le problème majeur, se sont ces fameux sacs rouge. Cette poubelle est sensée accueillir en majorité des déchets qui ne peuvent être ni dans les verres, ni dans les cartons, ni dans le compost. Bref, des emballages alimentaire et autres. En ce qui concerne « les autres », le problème se résout de manière simples : ne plus rien acheter par compulsion mais de manière réfléchie. Acheter en seconde main, du neuf mais sans emballage ou recycler l’emballage. Pour l’alimentaire (qui représente la majorité des déchets inutiles) plusieurs critères doivent être respectés.
Voici les 10 commandements du « bien acheter à manger »
Manger : faire le bon choix des produits
1. Je privilégie l’achat de produits LOCAUX
2. Je privilégie l’achat de produits FRAIS
3. Je privilégie l’achat de fruits et légumes DE SAISON
4. Je limite ma consommation de viande
5. A qualité égale, j’achète des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique
6. Je privilégie l’achat de fruits et légumes non emballés (en vrac)
7. Je dresse la liste des achats avant d’entrer dans le magasin et en prévoyant pour les jours suivants.
8. Je fais mes courses en n’oubliant pas mes sacs recyclables, boite pour viande et charcuterie, boite à œufs, sac en mousseline pour les légumes (je vous en parlerai plus tard…)
9. J’essaie d’intégrer le plus possible la distance et le mode de transport qui sépare mon domicile de mes magasins préférés
10. Si votre copine veut aller au resto, privilégier un restaurateur indépendant à une multinationale de la restauration. Le restaurateur respecte (normalement) ses produits et ses clients (à vous de faire le tri. Je ne vais pas faire tout le boulot non plus !!)
Lorsque que vous avez le choix, il est préférable de choisir des aliments produits en Belgique et en Europe occidentale, qui ont nécessité un transport réduit. Pour les achats de fruits et légumes d’origine plus lointaine, préférez ceux qui sont transportés par des modes de transports plus respectueux de l’environnement. C’est le cas en particulier pour les aliments de conservation venus en bateaux tels que les ananas, les bananes, les oignons, etc. Les commerçants doivent indiquer le plus clairement possible l’origine des produits frais.
Légende : Pour transporter 1 kg d’oranges d’Espagne en Belgique, les émissions de CO2 s’élèvent à 60 g si le voyage se fait par bateau, 2000 g s’il se fait par camion ou encore 3000 g par avion.
Evitons les fausses croyances…
En effet, ce n’est pas parce que la provenance du produit est lointaine qu’il consommera forcément plus d’énergie… ainsi ;
Accordez une attention particulière aux produits congelés qui sont très gourmands en énergie ! En plus de l’énergie nécessaire à leur fabrication, ils doivent être maintenus à – 18°C jusqu’à leur consommation (transport et dépôt). Les gaz utilisés pour fabriquer le froid ont un pouvoir de réchauffement très élevé.
La culture forcée sous serre nécessite de l’énergie. Aussi, procurez-vous un calendrier des saisons des fruits et légumes pour optimiser vos choix. A l’heure actuelle, il existe de nombreux systèmes d’étiquetage et de labels qui peuvent rendre ces choix difficiles. N’hésitez pas à solliciter le commerçant ! A court terme, l’Union européenne nous imposera un étiquetage clair et lisible.
JANVIER : Avocat, truffe, poireau, oignon, échalote, ail, pomme de terre, carotte, chou rave, chou vert, chou blanc, chou rouge, chou de Bruxelles, betterave, radis noir, rutabaga, navet, céleri rave, chicon, potiron, cresson de jardin, mâche, claytone de Cuba, panais, salsifis, scorsonère, topinambour.
Noix, noisette, châtaigne, pomme, poire. (Orange d’Espagne, un kiwi=une orange en vit C, clémentine, citron, mandarine, ananas)
FEVRIER : Poireau, avocat, truffe, oignon, échalote, ail, pomme de terre, carotte, chou rave, chou vert, chou blanc, chou rouge, chou de Bruxelles, betterave, radis noir, rutabaga, navet, céleri rave, chicon, potiron, cresson de jardin, mâche, claytone de Cuba, panais, salsifis, scorsonère, topinambour.
Noix, noisette, châtaigne, pomme, poire. (Orange d’Espagne, un kiwi=une orange en vit C, clémentine, mandarine, citron, ananas, pamplemousse)
MARS: Poireau, oignon, échalote, ail, pomme de terre, carotte, chou rave, chou vert, chou blanc, chou rouge, chou de Bruxelles, betterave, radis noir, rutabaga, navet, céleri rave, chicon, potiron, cresson de jardin, mâche, claytone de Cuba, panais, salsifis, scorsonère, topinambour, avocat, violette, primevère.
Noix, noisette, châtaigne, pomme, poire. (Orange d’Espagne, un kiwi=une orange en vit C, clémentine, mandarine, citron, ananas, pamplemousse)
AVRIL : Poireau, oignon botte et ailette, pomme de terre, chou de Bruxelles, radis, épinard, salade, claytone de Cuba, panais, cerfeuil, fines herbes (persil, ciboulette,…) morille, fleurs, ortie.
Rhubarbe, noix, noisette. (Orange d’Espagne, un kiwi=une orange en vit C, ananas)
MAI: Oignon botte et ailette, artichaut, fève, mousseron, chou fleur, radis, épinard, asperge, salade, cerfeuil, fleurs, ortie.
Rhubarbe, fraise, noix, noisette. (Orange d’Espagne, un kiwi=une orange en vit C, ananas)
JUIN : Poireau, oignon botte et ailette, pomme de terre, carotte, concombre, fève, chou fleur, brocoli, chou rave, betterave, bette, radis, navet, épinard, asperge, fenouil, courgette, concombre, salade, pourpiers, petit pois, herbes aromatiques, laurier, fleurs.
Rhubarbe, groseille, cassis, fraise, framboise, noix, noisette, cerise. (Orange d’Espagne abricot, amande fraiche, melon)
JUILLET : Artichaut, concombre, fève, lentille, maïs, poireau, oignon, échalote, ail, pomme de terre, carotte, chou fleur, brocoli, chou rave, betterave, lotte, radis, navet, tétragone, asperge, céleri branche, chicorée, fenouil, courgette, concombre, tomate, poivron, aubergine, salade, pourpiers, petit pois, haricot, herbes aromatiques, laurier.
Rhubarbe, groseille, cassis, fraise, myrtille, mûre, cerise. (Pèche, nectarine, abricot, amande fraiche, melon, pastèque)
AOUT : Poireau, artichaut, concombre, fève, lentille, maïs, oignon, échalote, ail, carotte, pomme de terre, chou fleur, brocoli, chou rave, chou vert, chou chinois, chou blanc, chou rouge, betterave, navet, bette, radis, rutabaga, tétragone, céleri rave, chicorée, fenouil, courgette, potiron, concombre, tomate, poivron, aubergine, salade, pourpier, cèpe, girolle, cornichon, haricot, herbes aromatiques, laurier.
Prune, myrtille, mûre, pomme, poire. (Pèche, nectarine, abricot, amande, pastèque, figue, melon)
SEPTEMBRE : Poireau, artichaut, cornichon, concombre, fève, lentille, maïs, oignon, échalote, aie, pomme de terre, carotte, chou fleur, brocoli, chou rave, chou vert, chou chinois, chou blanc, chou rouge, betterave, bette, radis, radis noir, rutabaga, navet, tétragone, épinard, céleri branche, céleri rave, chicorée, fenouil, courgette, potiron, concombre, tomate, poivron, aubergine, salade, mâche, pourpier, haricot, panais, champignon des bois, cerfeuil.
Prune, fraise, framboise, noix, noisette, châtaigne, pomme, raisin, poire. (Figue, melon, pastèque)
OCTOBRE : Poireau, oignon, échalote, aie, pomme de terre, carotte, chou fleur, brocoli, chou rave, chou vert, chou chinois, chou de Bruxelles, chou blanc, chou rouge, chicon, cresson, claytone de Cuba, topinambour, betterave, bette, radis, radis noir, concombre, maïs, cèpe, girolle, champignon des bois, rutabaga, navet, tétragone, épinard, céleri branche, céleri rave, chicorée, fenouil, courgette, potiron, concombre, tomate, poivron, aubergine, salade, mâche, haricot, panais, cerfeuil, baies de Genévrier.
Noix, noisette, châtaigne, pomme, raisin, poire, sureau. (Orange d’Espagne, figue)
NOVEMBRE : Poireau, oignon, échalote, aie, pomme de terre, carotte, chou fleur, brocoli, chou rave, chou vert, chou chinois, chou de Bruxelles, chou blanc, chou rouge, chicon, cresson, claytone de Cuba, topinambour, betterave, bette, radis, radis noir, rutabaga, navet, épinard, céleri branche, céleri rave, chicorée, fenouil, potiron, concombre, salade, mâche, panais, cerfeuil, scorsonère, salsifis, scarole.
Noix, noisette, châtaigne, pomme, poire. (Orange d’Espagne, citron, clémentine, mandarine, un kiwi=une orange en vit C)
DECEMBRE : Poireau, oignon, échalote, aie, pomme de terre, carotte, chou fleur, brocoli, chou rave, chou vert, chou chinois, chou de Bruxelles, chou rouge, chicon, cresson, claytone de Cuba, topinambour, betterave, radis noir, rutabaga, navet, céleri branche, céleri rave, potiron, concombre, mâche, panais, cerfeuil, scorsonère, salsifis, truffe.
Noix, noisette, châtaigne, pomme, poire. (Orange d’Espagne, un kiwi=une orange en vit C, clémentine, mandarine)
Remarque : Les listes si dessous sont extraites du site « Nature et progrès ». Association Belge qui a pour but de rechercher, d'expérimenter et faire connaître par tout moyens appropriés, les techniques, et la pratique d'une agriculture et d'un jardinage écologiques, en vue d'une amélioration biologique des terres cultivées et de leurs produits, d'éduquer le monde producteur, professionnel et amateur, et le monde consommateur, sur les avantages sur les avantages des moyens naturels, biologiques, non chimiques et non nucléaires, susceptibles de mettre à la disposition de l'agriculture et de la vie, le dynamisme (ou toutes les forces) de la nature, avantages recherchés à la fois sur les plans technique, sanitaires et économique.
Tous les légumes et fruits repris constituent la majorité des légumes et des fruits récoltés en Belgique. Les fruits et légumes entre parenthèses sont cultivés surtout dans le sud de la France voir dans le sud de l’Europe. Il faut donc les acheter avec modération pour éviter les longs trajets pour les faire venir en Belgique, ou tenter de savoir comment ils sont venus (avion, bateau ou camion) et privilégier le bateau. Quoi qu’il en soit, privilégiez bien sûr le BIO.
On trouve des bananes toute l’année mais pas en Europe, donc, privilégiez le bio et le bateau.
L’élevage est une source importante d’émission de gaz à effet de serre et d’atteintes environnementales. En effet, les ruminants (vaches, chèvres et moutons) rejettent du méthane pendant leur digestion : environ 18% des émissions belges sont liées à l’élevage (mesurés en équivalent CO2 [1]). Le méthane, qui a un pouvoir de réchauffement 21 fois supérieur au CO2, est généré à 80% par l’agriculture et l’élevage (chiffres pour la Belgique en 2005). Ce gaz est responsable d’environ 20 % de l’effet de serre actuel. En savoir plus sur les différents gaz à effet de serre
Légende : La production d’un 1kg de viande de veau équivaut à 33.000 grammes de CO2. L’agneau ; 27.000, le bœuf ; 12.000, le porc ; 3.000 et le poulet ; 1.500.
En termes de besoin alimentaire, il existe des solutions alternatives de protéines : les céréales (blé, riz, maïs…), les légumineuses et les légumes riches en protéines végétales (lentilles, soja, haricots rouges, flageolets, fèves, pois chiches, pois cassés, quinoa…). In fine, réduire notre consommation de viandes et orienter nos choix de consommateurs vers des produits de qualité (filière labellisée, avec des élevages de proximité) constitue un geste important pour réduire notre empreinte écologique. Notre santé y trouvera également son compte !
L’agriculture biologique permet la production de fruits et légumes sans le recours à des engrais et pesticides lors de la culture. Les méthodes de production sont plus respectueuses de l’environnement et sont très contrôlées. De plus, lorsqu’ils sont de saison, la différence de prix entre les productions traditionnelles et biologiques est minime. Ici également, n’hésitez pas à solliciter le commerçant pour lui faire part de vos souhait d’avoir du « bio dans votre assiette ».
Trop souvent, nos contraintes de temps pour « faire les courses » et pour cuisiner nous oriente vers des fruits et légumes préemballés, voire déjà pré-transformés (hachés, lavés, découpés, …). Toutes ces étapes préalables sont sources de consommation d’énergie de par l’emballage et le traitement. En outre, la transformation des aliments peut conduire à des pertes de valeurs et qualités alimentaires. Nous devons lutter en permanence contre cette tendance qui nous pousse aux solutions d’apparence facile pour notre consommation et « réapprendre » à cuisiner avec les matières premières. L’environnement et notre santé en seront gagnants.
Souvent, nous sommes tentés par des produits superflus lors de nos achats. Tout est fait, en matière de marketing et de publicité, pour nous inciter à consommer plus. On estime qu’environ 15% en volume de nos achats alimentaires sont irrémédiablement gaspillés et jetés à la poubelle ! Nous imposer une discipline d’achat, en limitant les achats aux besoins réellement consommés, avec des rations adaptées aux familles, c’est à la fois bon pour l’environnement et notre portefeuille.
Les traditionnels et maintenant obsolètes sacs plastiques jetables doivent disparaître de nos magasins. La consommation d’énergie nécessaire à leur fabrication et leur élimination est considérable. En outre, ils sont sources de nuisance importante, lorsqu’ils sont « abandonnés » dans l’environnement.
Par exemple, il convient d’éviter de se déplacer en voiture pour aller chercher un paquet de beurre dans une grande surface, alors que le commerçant de proximité vous propose un produit équivalent, légèrement plus cher. Le choix entre commerce de proximité, marché local, vente chez le producteur et grande surface doit intégrer à la fois la dimension des transports et la recherche de produits respectant les qualités mentionnées plus haut. A nous de choisir !
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Quelques chiffres clés |
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10 kg |
c’est la quantité d’orge nécessaire pour produire 1kg de viande |
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78% |
cela représente les terres agricoles mondiales occupées pour la production des aliments pour animaux et pour l’élevage |
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80 x |
c’est le rapport entre la production d’1kg de bœuf et 1kg de blé au niveau des émissions de GES |
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90% |
c’est la proportion des cultures de soja destinées à l’alimentation animale |
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270 g |
c’est la quantité de viande qu’un Belge consomme par jour (en moyenne). L’apport recommandé est de 75 à 100g. |
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300 |
c’est le pouvoir de réchauffement du protoxyde d’azote (les engrais azotés utilisés dans l’agriculture) (CO2 = 1) |
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770 kg |
c’est la quantité moyenne que nous mangeons chaque année |
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1000 m² |
c’est la diminution de votre empreinte écologique que vous pouvez réaliser en remplaçant 1x par semaine la viande par des protéines végétales |
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[1] Équivalent CO2 = mesure des émissions de tous les gaz à effet de serre en les rapportant à l’unité CO2. Ainsi 1 Kg de méthane = 21 Kg de CO2 et 1 Kg de protoxyde d’azote = 310 Kg de CO2.
Donc, je décide de me rendre dans deux magasins différents pour analyser la situation. Je suis mal organiser et je dois rectifier le tir. Trouver une solution d’achat responsable pour chaque produit de la pyramide alimentaire. Mais de quoi est elle composée ?
L'équilibre alimentaire |
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L'équilibre alimentaire est important pour tous et à tout âge. Les besoins évoluent au cours de notre vie. Vous trouverez ici des informations pour mieux équilibrer votre alimentation et celle de votre famille.. |
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Les groupes d'aliments |
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Cette pyramide des groupes d'aliments vous présente les 7 groupes alimentaires que nous devons consommer chaque jour pour une alimentation équilibrée et vous donne leurs fréquences de consommation. |
Groupe des boissons |
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Groupe des féculents
- pates
- riz
- pain
- céréales
- maïs
- patates
- lentilles
- pois chiches
- carottes
- blé
- quinoa
- épautre
- petits pois
Le pain ca peut être du pain complet, pain blanc, pain de mie...Pareil pour les dérivés genre galettes de riz, quinoa soufflé, etc...
Groupe alimentaire des viandes poissons œufs |
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On retrouve dans ce groupe le lait, les fromages, les yaourts, les petits suisses. |
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Ces aliments sont riches en protéines animales (comme la viande) et en calcium pour assurer la solidité des os. Attention les fromages sont très gras, ne pas en abuser. Certains yaourts, enrichis en crème… |
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Leur rôle principal est un apport en calcium, indispensable à une bonne croissance osseuse et au maintien de ce dernier tout au long de sa vie. |
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Enfants, adolecents, femmes enceintes et allaitantes ainsi que la personne âgé et la femme |
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ménopausée ont des besoins majorés. |
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Les laitages doivent être présents à chaque repas : |
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Petit déjeuner : |
du lait avec les céréales ou un yaourt |
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Au déjeuner : |
un fromage blanc au coulis de fruits rouges |
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En collation : |
un chocolat chaud |
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Au dîner : |
un morceau de fromage |
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Groupe alimentaire des matières grasses |
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Dans les deux magasins, il y à des possibilités d’aménagements, trop peu de « vrac » et beaucoup trop d’emballages. Quant mon dossier sera complet, j’irai trouver les gérants pour savoir ce qu’ils sont prêts à faire comme effort. En parallèle, je dois prendre les infos sur les petits commerçants locaux qui seront peut-être plus enclin à opérer des changements.
C’est très mal à l’aise que je rentre avec mes courses, c’est un échec, mais ça va me permettre de rebondir. Mélanie s’excuse de ne pas avoir été très disposée à me suivre. Elle met ça sur le compte de la fatigue, mais je la rassure en lui expliquant que ça n’est pas à elle de s’excuser, mais c’est plutôt le système qui devrait nous demander pardon. En même temps, nous sommes le système et nous sommes le changement. Que ceux qui ne font rien pour que ça change ne se plaignent pas quant la note tombera.
Ma pizza au carton passe mal et je me mets à faire mon pain pour me changer les idées. Voici la recette.
PAIN COMME CHEZ LE BOULANGER
Préparation : 20 min.
Cuisson : 1 h
Ingrédients :
- 500g de farine (blanche, de campagne ou mélange des deux )
- 20 g de levure de boulanger
- 1 cuillère à café de sel
- 300 à 350 ml d'eau tiède
Préparation :
Dans un grand saladier, mélanger le sel avec la farine.
Mettre un peu d'eau dans un bol et y délayer la levure.
Verser le reste de l'eau petit à petit sur la farine tout en pétrissant avec une cuillère en bois .
Ajouter la levure. Pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte souple qui ne colle plus aux doigts.
Placer un torchon humide sur la jatte et laisser lever la pâte 3 heures dans un endroit tempéré.
Après la levée, verser la pâte sur le plan de travail fariné. Pétrir à nouveau en repliant la pâte plusieurs fois sur elle même (pour enlever l'air). Former une boule.
Placer la boule de pâte sur la platine du four légèrement farinée en lui donnant la forme voulue, couvrez d’un chiffon humide et laisser lever environ 1 heures dans un endroit tempéré.
Préchauffer le four à thermostat 6 (180°C).
Pratiquer des incisions au couteau sur le dessus.
Enfourner et cuire 1 heure en plaçant un récipient rempli d’eau dans le fond du four pour éviter une croute trop dure.
Laissez refroidir et emballer le pain dans un chiffon sec pour le conserver maximum 2jours.
Simple et sain, ce pain est sans emballage, sans conservateur chimique et en plus, c’est vous qui l’avez fait !!
http://www.youtube.com/watch?v=AJa8gDz-OBM
Il y a du boulot, et ça va être un vrai casse tête de trouver des solutions pour tout, mais j’adore les casse tête.
Le 18 octobre 2010
« Après la théorie sur l’alimentaire, quant-est-ce qu’on achète ??? »
Me voila paré d’une belle théorie et de beaux principes, mais dans la pratique, ce n’est pas si évident… Pour résumer les « commandements du bien acheter », c’est faire une liste, prendre mes sacs et bacs réutilisables, acheter en priorité des produits locaux, frais, bios, durables, équitables et non emballés, limiter la consommation de viande, et ne pas me déplacer trop loin pour acheter… Et plus tard, l’idéal sera de faire tout cela à pied, à vélo ou en transport en commun… Tout en me faisant traiter de fou, voir de débile… Mais quel beau programme !!
Le point positif, c’est que je sais que je fais ça pour le bien de la planète et de ceux que j’aime, et en même temps pour ceux que je ne connais pas. Ouaip…
Par où commencer ? Quant je rentre dans un magasin, je rentre dans un lieu de travail où plusieurs personnes rangent, trillent, étiquettent et pas souvent dans la bonne humeur. Ajouter des contraintes supplémentaires à leurs taches journalières ne va certainement pas les ravir. Mais bon, en même temps, quant leur enfant aura un troisième bras qui poussera, où bien plus réalistement, quant ils se rendront compte que leur cancer est dû à un produit chimique qui se trouvait dans leur sauce en boite préférée, ne va certainement pas les ravir non plus. Donc, je me di que même si je vais l’embêter, je suis dans le bon, et plus tard, il me remerciera. Ca j’en doute mais bon…
Je dois avant toute chose, expliquer au gérant que je vais l’aider à mieux vendre, pour que nous puissions mieux acheter. Je ne sais pas ce que cela va donner, mais je n’ai pas mieux pour le moment. Avant d’aller le trouver, je dois savoir ce qui convient et ne convient pas dans son établissement.
Repérage virtuel. J’imagine mon entrée en course…
D’abord, je prends un caddie, même si je n’ai pas grand chose à acheter, pour faciliter les choses à mon passage à la caisse. Pas besoin de faire perdre du temps à la caissière et aux gents derrière moi. Je risque déjà l’émeute avec mes boites en plastique. C’est bête mais j’ai le trac rien que d’y penser.
Premier rayon, les fruits et légumes. Si je choisi un chou fleur, pas de problème. Si je choisi une salade ou une botte de poireau, no problemo. Mais si je veux un kilo de chicon ou un kilo de haricot ? Là, je suis obligé d’utiliser un sac en plastique tellement fin, que je ne sais même pas si je saurai le ramener chez moi intact. C’est le contraire du sac réutilisable, c’est le sac inutilisable ! Mais me dire que je suis obligé, c’est comme pour ce foutu sac. Je ne veux plu être obligé, je veux choisir. Colin Beavan dans sa grosse mégapole avait trouvé la solution. Il utilisait des sacs fait-main en mousseline. Ma maman est couturière et vu que je ne peux rien acheter de neuf, même pas de tissus, je me di qu’un vieux chemisier en mousseline fera très bien l’affaire. L’avantage de cette matière est qu’elle est très légère et que son poids n’augmentera pas la masse totale à peser. De plus, si il y à une étiquette à coller dessus je saurai la retirer facilement pour le réutiliser. Par la suite, pourquoi ne pas imaginer que chaque magasin utilisera ce système avec leur pub dessus ?
Passé ce cap où le vrac est dans l’sac, on tombe à pic dans le trip du plastique… Chaque repas préparé, chaque charcuterie artisanale, chaque fromage di de ferme est emmailloté dans son habit polymère. Le sous vide est roi dans ses étalages de nos excès et de nos caprices téléguidés. Je me vois déjà les parcourir de long en large, sans arriver à trouver quelque chose de digne de ma famille, quelque chose qu’elle mérite. Des œufs ! Dans ce magasin, il y a un système intéressant. Un producteur local vend des œufs à la pièce, on prend un carton à œufs réutilisable spécialement prévu, on le rempli et hop, on achète du local !! Si ça marche avec les œufs, ça doit marcher pour le reste, le poulet par exemple. On peut en déduire qu’ici, dans cet établissement commercial, on trouve réponse à la plus grande question scientifique de notre air : l’œuf ou la poule ? Et bien, ces l’œuf qui dans cette boutique à été le plus rapide.
Bravo ma poule !
Des œufs, des légumes de saison et belges (pas de bio), pas de vrac, pas beaucoup d’article bio, heureusement, il y a encore un boucher. Il faut donc prévoir des boites pour y mettre la viande ou la charcuterie locales…s’ils en ont… Ce n’est pas gagné… vraiment pas… En attendant de trouver mieux, je vais me contenter de ça, mais ça ne me convient pas vraiment. J’entends déjà le boucher me dire que le poids de ma boite va poser problème. Mais je sais quoi lui répondre : « Sur votre balance il y à une touche « TAR » vous poussé dessus, vous posez ma boite, et vous avez une nouvelle base pour peser… » On verra bien si il sera disposé à être serviable. Après tout, le client est roi…
En dépannage, ça suffira, mais j’ai une autre piste pour que ça colle un peu plus. Contacter la liste des producteurs locaux que je me suis constitué, et voir ce qu’ils me proposent. En parallèle, il y a un élément essentiel : Les marchés hebdomadaires !! Dont voici une liste partielle par jour :
LUNDI : Fleurus, Belgrade, Fosses
MARDI : Louvain La Neuve, Chatelet, Gilly
MERCREDI : Auvelais, Bruxelles (Place Monnaie-Grand Place)
JEUDI : Jambes, Aiseau-Presles
VENDREDI : Tamines, Bruxelles, Gembloux, Andenne
SAMEDI : Namur, La Louvière, Jemeppe, Chatelineau
DIMANCHE : Charleroi, Eghezée, Uccle (Marché BIO place Homer Gossens) Bruxelles, Liège (Marché de la Batte)
Un site intéressant reprenant tous les marchés, brocantes et autres bourses de seconde main.
http://www.marches-de-belgique.be/index.php
Récapitulation (pas capitulation…)
En octobre, et si la saison à été bonne, et si je n’ai pas fais d’erreur…
Poireau, oignon, échalote, aie, pomme de terre, carotte, chou fleur, brocoli, chou rave, chou vert, chou chinois, chou de Bruxelles, chou blanc, chou rouge, chicon, cresson, claytone de Cuba, topinambour, betterave, bette, radis, radis noir, concombre, maïs, cèpe, girolle, champignon des bois, rutabaga, navet, tétragone, épinard, céleri branche, céleri rave, chicorée, fenouil, courgette, potiron, concombre, tomate, poivron, aubergine, salade, mâche, haricot, panais, cerfeuil, baies de Genévrier.
Noix, noisette, châtaigne, pomme, raisin, poire, sureau. (Orange d’Espagne, figue)
Demain, je me lance…
avec la pyramide des aliments en tête…
Quelle galère !!!
Le 22 octobre 2010
« Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre !! »
Hier était une journée plutôt positive pour le projet. Je ma suis levé avec la peur au ventre. Je devais mettre mon premier texte en ligne et publier publiquement mes intentions. Le côté positif c’est que je rendais publique ma tentative d’ouvrir les esprits sur l’urgence environnementale. Le fait d’en parler autour de moi m’a montré un bon avant goût de ce qui m’attendait.
Des gents complètements contre ou des gents complètements pour. Pas de place pour les hésitants. Tout le monde à une vision bien tranchée sur le sujet. Pas de possibilité de négocier les fameux « acquis sociaux ». Pas question de changer d’habitudes, sans avoir une contre partie direct, sonnante et trébuchante. Qu’est-ce que ça nous coute ? Qu’est-ce qu’on y perd ? Pourquoi revenir en arrière alors que la société nous pousse vers l’avant ? Pas le temps d’arrêter et de réfléchir, il faut gagner ! Et quant on à gagner, il faut encore gagner. Mais est-ce que c’est ça la vie ? Toujours plus de pouvoir d’achat, quitte à travailler plus pour mieux en profiter. Travailler, consommer et mourir. On passe son temps à prôner la liberté : ma voiture, ma liberté ! Mon gsm, ma liberté ! Mon ordinateur, ma liberté ! … Mais s’asservir au système qui nous fait croire que plus on a, plus on est, même si on doit sacrifier du temps pour prendre soin de soi et de ceux qu’on aime, c’est ça la liberté ?
Pourquoi les gents n’arrivent t’ils pas à comprendre que les patrons s’engraisse sur notre vie, notre bonheur?
Pourquoi dois-je perdre de mon temps pour ouvrir les yeux de tous ces terriens aveuglés ? Je devrais juste changer et les laisser se débrouiller avec leurs frics, avec leurs pollutions, avec leurs certitudes de ne pas passer à côté de l’essentiel, et profiter de MON essentiel.
Le seul problème, c’est que ces acquéreurs maladifs polluent MON essentiel, souillent de leur avidité MON essentiel et pourrissent l’avenir de mes enfants et de ceux que j’aime. Cette aliénation me rend dingue. Ce manque de claire voyance les poussent à trouver normalement banal de scier la branche sur laquelle NOUS sommes tous assis !
Mais comment rester les bras croisés ? Quant on a ouvert les yeux, ne serait-ce pas criminel de les refermer ? Jamais je ne ferai marche arrière. Ne défendriez vous pas jusqu'à la mort la chair de votre chair si des malfrats s’introduisaient chez vous pour tuer tout le monde ?
« Plutôt mourir debout que vivre a genoux » disait Cali
Alors devant ceux qui dénigrent mon (notre) combat, je leur dis juste d’attendre bien sagement qu’il soit trop tard, de se trouver milles excuses, et de continuer à engraisser la main qui les étranglent.
Aux autres, à ceux qui veulent se battre, je leur dis merci de défendre ceux que j’aime.
J’avais prévu de cuisiner mon premier plat avec des aliments que je venais d’acheter, et servir sans avoir produit aucun déchet. Poulet au four et aux légumes. Dans mon magasin habituel, le poulet est recouvert de plastique, par contre, les légumes belges, même s’ils sont rares sont présents et sans emballages (pour une minorité) Comme me l’avait fait remarquer Mélanie : « Tu va avoir dur de trouver un poulet qui n’est pas conditionné » Elle avait raison, mais je m’étais mis comme défi d’y arriver (le fait d’avoir publier sur mon site m’empêchait maintenant d’échouer) Je me devais, pour prouver que nous n’étions pas encore tout à fait envahi, de trouver mon poulet tout nu comme un ver, dénudé de tout attribut artificiel tel un Adam dans le paradis originel.
La corne d’abondance, n’ayant d’abondance que le nom, ne me fournit que quelques légumes frais et belges. Plus tard, quant mon jardin m’offrira la possibilité d’accumuler et de conserver les fruits (et légumes) de mon labeur, je ne devrai pas me contenter de si peu de choix. En attendant, je place dans mon caddie deux aubergines, des poivrons rouges, et des tomates en grappe, le tout cultivé en serre, mais belge… c’est déjà ça… Les carottes nationales en botte sont maintenant remplacées par des hollandaises. Nos carottes patriotes à nous, se retrouvent reléguées dans un sac à dégradation centenaire… Il est vraiment temps que j’aille trouver le gérant, mais comme il m’a l’air fort occupé, je remets le rendez-vous à un jour plus calme. Je me rappelle à cet instant que Tamines à la chance d’être l’heureux propriétaire d’une boucherie artisanal (où la viande est très bonne parait-il), un petit marchant de légume (où les légumes sont très bons parait-il) et une crèmerie (où le fromage est très bon parait-il)…
Mais pourquoi je n’y ai jamais mis les pieds ? Parce que tout le monde vient ici, donc, si tout le monde vient ici c’est que tout le monde y trouve son compte… Ce raisonnement me fait prendre conscience que je me complique l’existence par rapport à l’idée même du projet.
Certain me diront : « Oui mais dans ses petits commerces, c’est plus cher ! » Peut-être, mais entre de la merde sous plastique bon marché, et de la nourriture saine, durable, local et responsable, mon choix est vite fait. Et comme ça fait plus d’un an que j’ai arrêté de fumer, je peux leur répondre : « Si tu estime que les 150 à 300 euros que tu offres à Monsieur Marlboro, tous les mois, sont mieux placés que dans la poche des constructeurs de pyramides alimentaires belge, continue de fumer. »
Je sors avec mes quelques légumes et me dirige vers la boucherie locale. Je prends un sac dans mon coffre et un boite en plastique réutilisable (un Tupperware quoi !! Oui mais une bête boite en plastique type boite de glace vanille ou chocolat ou autre peut faire l’affaire)
Je note qu’une caisse pouvant accueillir mes sacs et autres contenant est à prévoir dans mon véhicule. Cela pour ne pas oublier de les prendre au dernier moment, ou, de me retrouver qu’avec mes seules poches pour y loger mes achats. Cela m’évitera les dommages et les inconvénients dû à la grivèlerie.
Je me dirige d’un pas franc vers l’établissement et plus je m’approche, plus j’espère qu’il n’y aura personne avant et après moi. Il fait froid, mais je sens en moi monter la température. Cette même montée qui précède l’entrée sur scène d’un comédien ou la prise de parole devant une assemblée : LE TRAC ! Il est clair que le charcutier et ses clients ne doivent pas avoir l’habitude de voir débarquer un inconnu, brandissant une boite hermétique et demandant un poulet libre et indépendant !! Je suis un peu timide, et devoir me justifier du fait que je n’aime pas les emballages me pose problème. De toute façon, je n’ai plus le choix, je viens de pousser la porte. A l’intérieur, deux clients. Cela me laisse le temps d’admirer l’étal magnifique. La viande, la charcuterie, le fromage, tout est exempté d’artifice. La chaire fraiche est étendue et offerte aux yeux gourmands de néophytes du « bien acheté » que je suis. Il y a là tout ce qu’une alimentation saine demande pour nourrir un bon carnivore affamé.
Une idée me vient à l’esprit en attendant mon tour: faire un mini reportage, que je mettrais sur mon site, pour mettre en valeur les commerçants qui acceptent de me fournir en vrac ou sans emballage.
Face au spectacle qui m’est offert, je peux constater quelque chose qui me frappe. Le boucher parle avec les deux clients qu’il a en face de lui. Moi, d’abord en spectateur de la conversation, je passe très vite au grade de second rôle. Par un regard et un sourire, tout en parlant avec les deux précédents, il m’invite machinalement à entrer dans cette causerie presque amicale. Il connaît ses clients, ce sont des habitués. Il ne connaît peut-être pas leurs vies intimes, mais il sait qui ils sont. Au risque de commettre un pléonasme, je me permets de penser que ce commerçant est commerçant ! C’est bête à dire, mais c’est ce qu’il manque cruellement aux grandes surfaces. Sauf si vous connaissez personnellement une caissière ou un autre travailleur, cette grosse entreprise qui vous vend ce que vous consommez tous les jours de votre vie, ne vous connaît absolument pas ! Vous n’êtes qu’un numéro sur une carte de fidélité et n’avez de choix que ce qu’ils vous imposent. Même après des centaines de passages devant la caisse enregistreuse, vous faites partie du troupeau. Même en dépensant des tonnes d’euros dans votre grande surface favorite, vous n’êtes et resterez qu’un numéro. Mais comme le clamait haut et fort Numéro 6 :
« JE NE SUIS PAS UN NUMÉRO, JE SUIS UN HOMME LIBRE ! »
http://www.youtube.com/watch?v=wZ9238qH1Sk&feature=related
Le 23 octobre 2010
« Faut bien vivre…»
Je monte à nouveau en grade et je suis maintenant premier rôle. Je deviens en quelques minutes acteur principal de ma vie. J’ai le choix de me dégonfler et de demander bêtement l’appétissant poulet tout nu, ou de jouer à fond mon rôle de client difficile.
« Bonjour ! »
« Bonjour… »
« Ce serait pour le poulet qu’il vous reste… »
Sans hésitation, il saisit de la main gauche le poulet. Avant qu’il n’ai eu le temps de l’emballer dans le papier qu’il prend avec l’autre main, je soulève mon sac, et tout en lui montrant le contenu, je lui demande d’une voix frileuse si il veut bien me le vendre sans emballage et le placer dans ma boite en plastique.
« Pas de problème ! Je vous le découpe ? »
En plus d’accepter avec le sourire, il me propose de le découper… et pour le même prix ! Je refuse car pour ma recette j’en ai besoin entier, mais je le remercie pour son attention. Puis, profitant de l’euphorie qui m’envahit, je lui explique en quelques mots mes intentions. Il fait appelle à sa femme, qui gère avec lui cette entreprise familiale, pour que je lui expose mon projet de reportage.
Une femme souriante apparaît, elle ne sait ni qui je suis, ni ce que je veux lui proposer. Malgré tout, comme un réflexe, elle me tend la main. Je ne suis pourtant pas habillé comme un représentant, je suis juste un client. (La caissière du Cora vous à déjà serré la main à vous ?) C’est avec surprise que je lui serre cette main tendue et lui explique, avec mes mots un peu hésitants, qu’ils méritent le respect par rapport à la fraicheur de leurs produits. La patronne m’écoute avec attention et me demande ensuite combien va lui couter cette publicité sur mon site. Je lui réponds que c’est gratuit !! Je comprends quelle puisse s’interroger. Dans ce monde où l’argent est roi, tout se monnaie, même l’admiration. Il est clair que c’est juste par souci d’informer que je lui propose cela. Je lui laisse le loisir d’y réfléchir, et je lui suggère de revenir plus tard pour en discuter. Tel un devin, je sais à coup sûr que je reviendrai encore et encore chez eux.
Je suis sorti, avec la joie d’une première mission en terre inconnue accomplie, de la « Boucherie et Charcuterie Ardennaise » de la rue de la station à Tamines. J’étais content d’avoir rencontré ces artisans passionnés, et aussi fier d’avoir surmonté ma peur. Ca valait la peine de mouiller mon t-shirt pour la bonne cause, même si je me suis senti un peu ridicule.
Je suis rentré avec mes commissions « zéro déchet », près à cuisiner un poulet rôti au four avec ces légumes, en sachant qu’il aura un encore meilleur goût que d’habitude.
Aujourd’hui, j’ai une nouvelle mission : aller acheter un potiron pour faire une bonne soupe revigorante. Le froid s’installe tout doucement en cette fin de mois d’octobre, et ce légume retrouve son règne annuel.
C’est « Au petit marché » de la rue Roi Albert à Tamines que je décide d’aller acheter ma courge. L’heure de pointe me fait me rendre compte qu’à vélo, je serais déjà dans le magasin.
Il est vraiment temps d’en trouver un. Le miens est un vélo de course que j’utilise, quant je me laisse le temps, pour parcourir le halage lorsqu’il faut beau. Vu que je ne dois plus rien acheter de neuf, j’avais proposé à Fabrice d’échanger la vieille bicyclette de ville de son papa, contre un mountain bike quasiment neuf, mais trop petit pour moi, que mon père m’avait offert. Il l’avait gagné en épargnant des points dans une grande surface. J’ai roulé avec un été, puis Mélanie m’avait offert une bécane de course mieux proportionnée. Malheureusement, sans porte bagages ni lampe ni garde boue, et avec des roues trop étroites pour les chemins plus difficile, je ne savais pas m’en servir pour tous les jours.
En appelant Fabrice, il m’annonce que son paternel est disposé à me laisser son deux roues qui rouille paisiblement dans le hangar familial. Nous nous fixons alors rendez-vous chez ses grands parents pour le troc, mais avant, mes légumes !
Je pousse la porte de ce petit maraicher devant lequel je passe depuis des années sans m’y être jamais attardé. Il y a là trois femmes qui parlent fort (ne serait-ce pas, là aussi, un pléonasme ?) en rigolant. L’une des trois n’est autre que la mère de ce lieu qui, je le comprends en un seul regard, sera le compagnon idéal de la boucherie presque voisine. Les étiquettes manuscrites parlent d’elles-mêmes et le temps que ces dames prennent, dans la bonne humeur, pour terminer leur conversation, me permets de les décrypter. « Belgique, Belgique, Belgique, encore Belgique, bio et rebio… » Je suis au paradis! L’éden retrouvé. Certes, certains légumes ne sont pas jolis, mais ça me rassure, c’est le propre des légumes et des fruits bios. En effet, l’usage des pesticides font perdre leur nature originelles aux végétaux, au profit d’une plante potagère « top-modèle » Dans le pire des cas, même chez certains producteurs européens (la Belgique et la France, même si elles ne sont pas exemplaires limitent plus ou moins les dégâts) on privilégie même ce critère de coquetterie au détriment de la santé du consommateur. Il faut croire que dans un certain milieu mercantile, on préfère un client qui achète beaucoup, qu’un client de longue durée. En effet, combien de temps pensez vous que votre organisme supportera le carbanyl, le bénomyl ou autres chlorthol d’iméthyl avant de vous réclamer une chimiothérapie? Le rendement à tous prix des agriculteurs peu scrupuleux est-il plus important que votre santé et celle de votre famille ? Si la réponse à cette question est pour vous : « non », alors pourquoi ne pas réagir et continuer cette hypocrisie ?
« Faut bien vivre… »
Les pesticides employés pour nous nourrir avec ces légumes « top-modèles » nous tuent à petit feu. Je ne suis pas suicidaire et encore moins génocidaire.
http://www.youtube.com/watch?v=e55SoTaQowc
C’est avec ces images de guêpes mortes dans la tête, que je me dis que ma nouvelle marchante de vitamines fera parfaitement l’affaire. En plus des différents marchés que je vais visiter, elle est comme une lueur d’espoir…une de plus.
Je sens que le même esprit que mon boucher anime ce « Petit marché » : La proximité. Je me sens bien accueilli et presque important. Je suis tellement heureux de m’être réveillé. J’espère juste ne pas m’être réveillé trop tard.
Velouté de potiron :
Ingrédients :
Plus ou moins 1kg et demi de chaire de potiron, 3 gros oignons, une botte de persil, 250ml de crème fraiche, 3 gousses d’ail, sel, poivre, bouquet garni et noix de muscade.
Couper les oignons en lamelles et faites les rissoler dans du beurre dans une grande casserole, coupez le potiron en gros dés et versez les dans la casserole avec les oignons, le persil haché grossièrement, les gousses d’ails pressées et le bouquet garni. Recouvrez le tout d’eau et faites cuire pendant environ 45 minutes à une heure. Mixez le tout. Versez la crème fraiche. Assaisonnez à votre goût. Et joyeux Halloween !!
Le 25 octobre 2010
« Ma fille m’a réclamé du pain…»
Comme convenu, j’étais au rendez-vous. J’attendais avec impatience Fabrice devant chez sa grand-mère. Je m’imaginais comment serait l’objet de la transaction par rapport à la description qu’il m’en avait fait. Le guidon sera à remplacer, mais j’en ai un qui lui ira comme un gant. Il faudra le nettoyer, lui faire une petite révision, mais je sentais qu’il conviendrait parfaitement à mon nouveau mode de déplacement. Après quelques minutes d’attente, il est arrivé et m’a conduit, à pied, à l’endroit ou il était entreposé. La porte était fermée, et en attendant son ouverture, le froid qui m’entourait me faisait m’imaginer ce qui m’attendait quant je ne serai plus le propriétaire de ma machine à co2. Avec elle, même quant il fait -10°C, Je peux me déplacer dans un cocoon tempéré me protégeant du froid. Avec ma nouvelle monture, je serais vulnérable… En plus d’être en contact direct avec les éléments naturels (froid, vent, pluie,…mouches dans les dents) je risque fort d’être en contact direct avec les éléments pas naturels du tout (pare-choc, roues, bitume…gravillons progetés par les voitures dans les dents) Bref, ce froid me rappelait l’utilité de mon assurance hospitalisation (avec son plan dentaire…) Mais si on en croit les adeptes du deux roues comme Collin Beavan, c’est la meilleur façon de se sentir en liberté, on ne se contente pas de traverser le paysage on en fait partie, on le découvre et on en profite sans polluer la planète. J’espère juste ne pas le voir d’un peu trop prêts ce paysage…
A Sambreville, comme dans beaucoup de ville wallonne, le cycliste et le piéton, contrairement à d’autre pays d’Europe, ne sont vraiment pas les rois de la route. L’inconscience et l’incivilité des conducteurs fait que rouler en vélo, c’est comme rouler sur un champ de mines. Quant j’en aurai fini avec le « zéro déchet », je m’attaquerai à ce manquement pour peut-être arriver à ça… la mer en moins.
http://www.youtube.com/watch?v=Ir5xvFRYYEY
Le Ravel à Sambreville c’est le chemin du halage qui rejoint Auvelais centre à Tamines centre. C’est déjà ça, mais quant il fait noir, le hallage n’est pas éclairé et sécurisé comme le serait une vraie piste cyclable digne de ce nom. Je suis conscients que ça couterait beaucoup d’argent pour concevoir une piste sécurisée qui relirait toutes les communes de l’entité, mais le succès du dernier « Tous à vélo à Sambreville » montre que la population est demandeuse. Cela vaut la peine qu’on réfléchisse à toutes les solutions possibles pour mettre en place un tel projet.
http://telesambre.rtc.be/content/view/8105/372/
La porte s’est ouverte et le vélo s’est montré. Pour les adeptes du neuf, sa seule place est au parc à container. Pour moi, il est magnifique parce qu’il a une histoire. Une fois retapé, il reprendra la route et m’emportera vers de nouvelles aventures. Fabrice me l’a confié et je lui ai dit, comme pour le rassurer : « J’en prendrai soins » Je lui ai donné le mien, il a eu l’air satisfait de ce troc. Sans le savoir, il est devenu le premier d’une longue série de transaction qui petit à petit remplacera l’argent… Bon d’accord, je rêve. Mais la vie sans rêve, ça sert à quoi ?
J’ai la garde de ma fille une semaine sur deux et la semaine passée était celle de sa maman. Mes horaires me permettent cependant de pouvoir m’en occuper. J’ai été la rechercher à l’école et quant nous sommes rentrés, avant d’aller la conduire à ses cours de solfège…ma fille ma réclamé du pain ! Mais pas n’importe quel pain, le mien ! Mon entourage prendrait il goût à tout ça ? Peut-être que oui, peut-être que non, mais en tout cas, ça fait plaisir de se sentir moins seul.
Je lui ai donné mon pain qui est devenu aussi son pain, et j’ai allumé mon ordinateur.
Et là, miracle !! On m’avait lu !! Et quelqu’un m’avait même répondu !!
Décidément, je croie que je ne serai plus seul longtemps…
Le 26 octobre 2010
« Bien mangé, bien bu…bien lavé ? »
Je suis dans la 3ème semaine du projet et les choses avancent bien, pas vraiment comme je le voudrais mais au moins, ça avance. Cela me prend beaucoup de temps et je néglige des choses qui me paraissaient importantes avant. Les travaux dans ma maison n’avancent plus, mais depuis le 10 du 10 en 10, je me dis que mes priorités doivent changer au jour le jour. Je sais que quand j’aurai trouvé ma vitesse de croisière, tout se fera naturellement. Je pourrai alors envisager la vie à plus long terme. Mes mauvaises habitudes feront placent à des automatismes bénéfiques pour tous. Mais en attendant, mon entourage commence à essayer de trouver les failles et les limites, là où moi je vois le commencement. Je sais que « changer ses habitudes » est plus difficile que de se laisser « emporter par la foule », comme l’aurait dit Edith, mais que vont-ils me dire maintenant que je vais passer à la phase deux de « zéro déchet » ?
En effet, l’alimentation n’est pas la seule fautive dans l’accumulation des ordures. La vie, n’en déplaise à ma poule résiliée (…« faut bien vivre »…vous suivez ou pas ?!?) ce n’est pas juste manger et dormir. Dés que le réveil sonne et que nous posons le pied sur le sol, il y a déjà des lacunes. Peut-être même pendant que nous dormons : radiateur allumé pendant la nuit (si vous êtes au dessus des couettes alors qu’il fait –10 dehors, il y a comme un problème. Non?), lampe oubliée dans le garage (on ne sait jamais, si la voiture a une insomnie et veut lire le Ciné-revue…), chasse qui coule depuis votre petite commission nocturne… Bref, même pas levé et déjà envie de se recoucher.
Marie, dans le commentaire qu’elle a laissée (et je profite de cette parenthèse pour la remercier mille fois, elle et ceux qui m’encouragent) en parle. Les produits d’entretiens et de beautés sont des sources de déchets inutiles et parfois même dangereux pour l’environnement. Elle prépare ses « petites potions », comme elle dit, pour éviter d’utiliser des articles qu’on nous vente par des publicités, qui, pour moi, ne sont que des incitations au cataclysme collectif. Tel des machines, nous achetons sans réfléchir et en faisant confiance à des industriels que nous ne connaissons même pas. Nous leurs confions notre peau, celle de nos enfants, nos poumons, nos mains, nos dents,… sans nous rappeler que ce qui compte vraiment pour eux ce n’est pas nous, mais le profit.
On en revient donc au même point que pour la nourriture. C’est à nous d’imposer un nouveau style de vie aux fabricants d’illusions et pas l’inverse. Je veux rester maître de ce que je consomme. M’informer, fabriquer ou même créer plutôt que d’acheter sans réfléchir. Je n’ai plus 10ans !!
A cette époque, et en cette période de l’année, je m’amusais à découper dans les revues de jouets ce qu’il fallait absolument que je trouve sous le sapin. A une différence près, les préparatifs de Noël ne commençaient pas en septembre !!! Maintenant il faut être fort pour tenir 3 mois sans faire un cadeau de pré-noël. On s’entend déjà dire à la toussaint par marraine Giselle : « C’est pour ta noël hein ça gamin !! » Et arrivé le 25, à la tournée des familles, on réentend Giselle et son : « C’est pour ta noël hein ça gamin !! » Elle ne se souvient même plus d’avoir déjà dit ça… Vous croyez que les grosses boites qui fournissent le Père Noël en joujoux y avaient pensé avant vous ? Mais non bien sûr, c’est juste pour laisser à nos bambins le temps de la réflexion… C’est c’la oui… On nous manipule encore et on trouve toujours ça tout à fait normal.
Être un adulte responsable, c’est agir pour le bien de ses enfants. Sans enfants, on peut encore se permettre de jouer au gosse attardé, mais quand on est observé par des yeux curieux de tout et en plein apprentissage, on se doit d’être un exemple. Malheureusement, rien ne nous y aide. Bien au contraire, tout est fait pour se sentir fautif quant on fait ce qu’il faut. Depuis 16 jours, n’en déplaise aux dictateurs qui détiennent Saint Nicolas et Père Noël en otage depuis des années, j’ai décidé de faire ce qu’il faut.
J’en reviens donc au quotidien. Le mieux est d’analyser ce que je fais le matin. Je fais pipi (je laisse ce problème pour plus tard) puis je déjeune (ça je suis entrain de le régler) ensuite je me lave (nous y sommes !)
J’ai déjà remplacé mon gel douche par un savon que j’ai acheté à Valériane juste avant le début du projet. Il est à base d’alun et d’argile, sans produit chimique ni emballage. Il me lave et c’est tous ce que je lui demande. Ensuite, je ne me sèche pas les cheveux puisque je me coiffe avec une bonne vieille tondeuse électrique. Elle donne à ma toison capillaire tout le volume qu’un homme de 35 ans peu encore espérer : Deux millimètres… à ce qui reste…
Malheureusement, quant je voudrai aller encore plus loin, il y aura autre chose qui va poser problème avec cette tondeuse : elle est électrique. Mais ça, on verra ça plus tard.
Vient le rasage. Collin Beavan en était venu à la conclusion de se raser avec un « coupe-chou ». Cette mini-machette réutilisable à l’infini est difficile à utiliser sans se trancher le coup. Sur le site qui suit, j’ai trouvé la meilleure solution : le rasoir de sécurité ! Seule la lame est à jeter. Pas de plastique dans ma poubelle ! En attendant d’en trouver un d’occase, je me contenterais d’un rasoir avec uniquement la tête jetable (contenant du plastique et du fer) plutôt que le tout. Il me manque du savon à barbe et de l’après rasage. Après quelque recherche sur le net, j’ai trouvé ce qu’il me fallait…
http://www.palsambleu.fr/le-guide-du-rasage/
Après le rasage, les dents. Il me faut une brosse à dent 100% en bois et compostable et du dentifrice zéro déchet. Encore une fois, merci Google !!
http://www.youtube.com/watch?v=d5DqeUYALaQ
http://www.maison-au-naturel.com/brosse-a-dents,entretien,produit,marque_77_0-828-,5.bio.html
Sans déodorant, je pue, mais je ne pollue pas ! Sans après rasage, j’ai mal, mais je ne pollue pas ! Ya t’il une solution docteur Google et mister You tube ?
« Bien sur fi ! »
http://www.youtube.com/watch?v=mDsS7XjE9F0
L’étape suivante est le maquillage. Pas pour moi !!! J’ai une fille de 12 ans qui commence tout doucement à s’intéresser à tout ça…
Voilà, après tout ça, je serais tout propre et sans déchet !
Rêveur d'un monde meilleur en ne faisant rien comme les autres ;-)
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